Un groupe de travail sur le thème de la « Mémoire perdue : Recherche sur la reconstruction des bibliothèques disparues et dispersées » (titre provisoire) a été créé. Il est composé de représentants du Sous-comité pour l’éducation et la recherche (SCEaR) du programme Mémoire du monde (MoW), du Conseil international des archives (ICA), de la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA) et de l’AILC-ICLA.

Le responsable du groupe de travail pour l’AILC-ICLA est le Professeur Achim Hölter.

Depuis la publication de l’ouvrage Mémoire du monde : Mémoire perdue – Bibliothèques et archives détruites au XXe siècle (Paris, UNESCO, 1996), préparé pour l’UNESCO au nom de l’IFLA par Hans van der Hoeven et au nom de l’ICA par Joan van Albada, la notion de « mémoire perdue » est devenue un axe majeur du programme Mémoire du monde (MoW) de l’UNESCO, notamment, ces dernières années, dans le cadre plus large de la Réduction et de la gestion des risques de catastrophe.

Le groupe de travail actuel commémore l'œuvre de van der Hoeven et van Albada, mais en adoptant une perspective que nous espérons plus positive, car elle se concentre non seulement sur la destruction, mais aussi sur la reconstruction de ces institutions mémorielles.

La publication d'un numéro spécial du bulletin d'information du SCEaR constitue le premier objectif du groupe de travail. Sa parution est prévue pour 2026, à l'occasion du 30e anniversaire de la publication de l'ouvrage phare de van der Hoeven et van Albada.

 

Lié à la « mémoire perdue » et à sa récupération, le projet de la Professeure HU Suqing, de l’Université du Hunan, en Chine, porte sur l’histoire culturelle du cheval de Ferghana. Aujourd’hui disparu, ce cheval fut introduit en Chine sous la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.) et joua un rôle central dans le développement des routes de la soie et dans les échanges culturels, politiques et économiques en Asie centrale. Le « Cheval Céleste » a inspiré une tradition riche et variée, comprenant des œuvres littéraires et artistiques telles que des hymnes officiels, des archives relatives à l’administration équine, des sculptures, des reliefs, des peintures murales, des céramiques, des textiles et des objets funéraires, ainsi qu’un patrimoine immatériel constitué de mythes oraux, de rituels équestres, de performances artistiques et de traditions narratives interculturelles. Ce patrimoine culturel, d’une grande richesse et d’une grande complexité, est préservé à travers des supports textuels, visuels, matériels, oraux et, désormais, numériques.

Vous pouvez consulter l’article de HU Suqing sur ce sujet, paru dans le bulletin SCEaR 2025/2, et visionner l'enregistrement vidéo de sa conférence dans le cadre de la Série AILC-ICLA/Mémoire du monde

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Bulletin SCEaR 2025/2 2,6 MB